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S a i s o n
2 0 0 8 - 2 0 0 9
Vendredi 19 décembre 2008,
Le
Fram a rendu hommage à Jacques Izoard, disparu le 19 juillet
dernier.
C'est dans ce contexte particulier que Le
Fram a dévoilé le contenu du numéro 19 de sa Revue semestrielle de
Littérature. Au sommaire, on trouve des inédits de
Christophe Abbès, Jacques Izoard, Timotéo Sergoï,
Perle Adler, Marie-Ange Serrato-Rioboo, Fabrizio Bajec,
Cristian Teodorescu,
Michaël Lambert, Gabriela Toma, Dominique Massaut,
Françoise Wuilmart (voir
rubrique "auteurs"
pour une brève bio-bibliographie).
Les auteurs présents ont donné lecture de leur texte.
En seconde partie de soirée,
le public a pu réentendre la voix du poète disparu grâce à quelques
archives sonores. En outre, Jean-Claude Piérot a mis en
voix les poèmes inédits de Jacques Izoard publié dans ce numéro de la
Revue, et Françoise Wuilmart a évoqué les séjours du poète à
Seneffe.

L’étau se resserre,
le cou devient barre de fer
et tu ne peux que pleurer.
Y a-t-il encore la chair
dans ce bloc pétrifié ?
Mais ne hurle ni ne crie.
Tu ris deux fois. Tu te tais.
Tu te lèves. Tu pars.
Corps et âme.
Mais je ne sais quel bleu
vient d’envahir tout l’espace.
Tu reviens sans être là.
D'autres témoignages ont été
offerts par un public qui comptait plusieurs amis de Jacques Izoard.
Nous aimons souligner la présence de son amie de toujours, Maria
Beuken, qui nous avait cédé, le temps d'un soir, plusieurs
photographies de Jacques exposées à l'occasion de cette rencontre.
Le tout dans une ambiance extrêmement chaleureuse et vivante !

photo de
Jacques Izoard : (c) Nathalie Gassel
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Vendredi 5 décembre 2008,
la
romancière Corinne Hoex s'est entretenue avec Carmelo Virone.
Corinne Hoex
vit à Bruxelles. Licenciée en Histoire de l’Art et Archéologie, elle a
travaillé en tant qu’enseignante, chargée de recherches et
documentaliste. De cette période, on retiendra quelques publications
scientifiques des années septante, principalement consacrées aux arts et
traditions populaires.
C’est à partir des années 2000 que Corinne Hoex se consacre à
l’écriture de fictions.
Son premier roman, Le grand menu (2001), a été très vivement
remarqué par la critique. Il a reçu le Prix Littéraire 2001 des Amis des
Bibliothèques de la Ville de Bruxelles et le Prix Littéraire Soroptimist
2002 de la Romancière Francophone (Grenoble). Toutefois, on retiendra
également que ce premier roman a été finaliste pour quatre autres prix !
Après son recueil de poèmes, Cendres (2002), elle vient de
publier son second roman, Ma robe n’est pas froissée (2008) qui a
remporté le Prix Indications du Jeune Critique et le Prix Emma Martin.
Un deuxième roman qui connaît également un vif succès auprès de la
presse générale et spécialisée. Corinne Hoex a été finaliste pour le
Prix Marcel Thiry ainsi que pour le Prix Rossel 2008.
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Mercredi 26 novembre 2008,
le chercheur Frank Larøi
a donné une conférence intitulée Tout ce que vous avez toujours voulu
savoir sur les hallucinations sans jamais oser le demander ...
L’étude des
hallucinations a suscité un intérêt croissant au cours des dernières
années. Afin d’avoir une compréhension plus complète des hallucinations,
les chercheurs ont étudié ce phénomène non seulement chez des patients
psychotiques (par ex. : schizophrènes) mais également dans d’autres
populations cliniques (par ex. : patients manifestant des troubles
neurologiques) et chez les personnes saines qui ont une forte propension
aux hallucinations. Une autre tendance se dessine depuis quelques années
: approcher le phénomène des hallucinations dans une optique
pluridisciplinaire qui intègre des approches psychologiques, médicales,
socioculturelles, historiques et biologiques. Durant la conférence,
Frank Larøi
a décrit
tout d’abord la phénoménologie des hallucinations et il a montré
l’intérêt d’adopter une approche pluridisciplinaire. Il a présenté
ensuite des recherches qui ont exploré le rôle des mécanismes cognitifs
(comme le contrôle de la réalité), motivationnels (croyances
métacognitives) et affectifs (régulation émotionnelle) dans l’apparition
et le maintien des hallucinations chez les personnes saines ayant une
forte propension aux hallucinations.
Frank Larøi travaille au sein de l’unité de Psychopathologie
Cognitive à l’Université de Liège . Il a obtenu sa licence à
l’Université de Bath en Angleterre et son diplôme en psychologie
clinique à l’Université d’Oslo en Norvège. C’est à l’Université de
Liège, à la faculté de Psychologie et de Sciences de l’Education qu’il
obtient son doctorat. Mis à part ses recherches sur les hallucinations,
il se consacre à la schizophrénie, à l’étude des idées délirantes, à la remédiation cognitive et aux processus émotionnels dans la
psychopathologie. Frank Larøi tient à vulgariser ses
observations et découvertes vers le grand public. Il développe
actuellement un site d’information sur les hallucinations soutenu par la
Fondation Roi Baudouin. Il projette l’édition d’un DVD sur le traitement
des hallucinations au cinéma, explorant l’hypothèse que les films de
fiction pourraient avoir une action en psychopathologie.
Martial Van Der Linden, professeur à l'Université de Genève, compare
volontiers Frank Larøi à Fridtjof Nansen, navigateur sur Le Fram,
et dire de lui qu'il partage des caractéristiques avec l'explorateur
: un scientifique ouvert aux autres et au monde.
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Vendredi 14 novembre 2008,

Patrick Delperdange a
été l'invité du Fram. La rencontre a été animée par Daniel
Arnaut. L'activité prenait place dans le cadre de la Fureur de
Lire 2008.
Né en
1960 et vivant à Bruxelles, Patrick Delperdange publie du théâtre, des
romans, dont plusieurs s'adressent à la jeunesse (entre autres des
romans policiers), des scénarios pour la télévision et pour la bande
dessinée. A propos de Comme une bombe, Daniel Fano écrivait « Dérision,
parodie, bouffonnerie, les clichés du polar rejoués avec une frénésie
jubilatoire ».
Scénariste de la série de bande dessinée S.T.A.R., Delperdange a traduit
également plus d'une dizaine d'auteurs anglais et américains.
Le prix Simenon lui a été attribué pour son roman Monk dans lequel il
fait ses premières armes en série noire, s’imposant nettement par la
force de sa narration. Il a reçu pour Nuit d’amour le prix du jeune
théâtre.
Le Prix Rossel (et le Prix Rossel des jeunes) lui ont été décernés en
2005 pour Chants des gorges.
Variation en sept
chants sur le thème de l'enfant sauvage, le roman de Patrick Delperdange
suit l'étrange dérive d'un être des limites. Un jeune garçon en cavale,
soupçonné d'avoir tué le curé de son village, rêve d'avoir la force de
débarrasser sa mère de l'homme brutal qui partage sa vie. Obsédé par les
"saletés" que
font les animaux et les êtres humains entre eux, il est capable de
violences sans nom mais reste auréolé d'un halo mystérieux de pureté.
Sur tous ceux qu'il rencontre dans sa fuite - le contremaître du
chantier où il travaille un temps, la compagne d'un petit malfrat ou le
chef d'une famille gitane qui le prend sous son aile -, ce personnage
ambivalent exerce une étrange fascination. Il libère en eux des émotions
enfouies et des pulsions inavouées. Chacun des sept chants présente une
facette du personnage sans que le mystère de son identité soit révélé,
laissant le lecteur seul avec les images bouleversantes et fortes
qu'éveille ce récit admirablement maîtrisé.
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Mercredi 12 novembre 2008,
Le Fram a accueilli les Belles
Etrangères qui fêtent cette année leur 20ème anniversaire. Pour
l'occasion, 20 écrivains de 10 pays différents parcourent la France.
Deux escales belges, une à Bruxelles et l'autre à Liège, complètent leur
visite.
Marie
Herbillon et Yasmine Badir, de l'Université de Liège, ont fait connaître
au public du Fram les écrivains canadiens Neil Bissoondath et
Zoe Whittall. La rencontre s'est déroulée en anglais et en
français ; plusieurs lectures ont agrémenté la soirée.
Neil Bissoondath
est né en 1955 d’une troisième génération d’immigrants indiens à
Trinidad aux Caraïbes. Il part à dix-huit ans poursuivre ses études au
Canada où il s’installe, d’abord à Toronto puis à Montréal et depuis
2006, à Québec. Depuis 1999, il
enseigne la
création littéraire à l’université de Laval.
Romancier et nouvelliste, il est également l’auteur d’un essai qui a
fait grand bruit en 1995 : Le marché aux illusions, la méprise du
multiculturalisme. On lui a alors reproché son refus des
appartenances et autres revendications ethniques à quoi il répond qu’un
citoyen d’aujourd’hui n’a d’autre patrie que celle qu’il s’est choisie.
Affirmation qui est le fruit d’un long questionnement repris par presque
tous les héros de ses romans.
Zoe Whittall est née en 1976 à South Duram au Québec. Elle
devient rapidement une figure très remarquée de la scène culturelle
alternative montréalaise. A dix neuf ans, elle publie son premier poème
dans la revue Index, donne de nombreuses performances et
publie en 2001 son premier recueil, The ten best minutes of your life.
Elle dirige ensuite une anthologie de nouvelles Geeks, Misfits and
outlaws la même année. Elle vit actuellement à Toronto où elle a
publié un deuxième recueil - The Emily Valentine Poems et un
premier roman - Bottle Rocket Hearts qui décrit la vie de la
communauté homosexuelle de Montréal dans les années 1990 en plein
référendum sur la souveraineté du Québec et qui lui a valu d’être
considérée par la critique comme la digne héritière de Mordecai Richler.
Marie Christine
Clary du CNL, ainsi que Jean-Luc Outers et Thibault Carion du Service de
la Promotion des Lettres de la Communauté française de Belgique
accompagnaient les auteurs. Les compagnes des auteurs, Anne
Marcoux et Marcilyn Cianfarani étaient également présentes.
La soirée s'est
prolongée par une table d'hôte célébrant l'anniversaire des Belles
Etrangères. Convivialité et sympathie étaient au rendez-vous.
La formule a séduit tant le public que nos invités.
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Jeudi 23 octobre 2008,
dans le cadre de Masarat
Palestine, les poètes palestiniens de la jeune génération Walid Alsheikh, Najwan
Darwich, Zouheir Abou Chayeb, Basihr Shalash et
Ghassan Zaqtan étaient présents à Liège pour présenter le recueil
bilingue Le poème palestinien
contemporain (éditions Le Taillis-Pré) en lisant leurs contributions. Antoine Jockey,
traducteur, et Eric Brogniet ont assuré les lectures de
traductions devant un public séduit.

Ce
qui caractérise aujourd’hui la jeune poésie palestinienne, c’est une
manière de dire la réalité à partir d’une expérience personnelle, d’un
environnement proche, d’un constat de la « petite histoire », avec
simplicité et sensibilité, humour ou distanciation. Ce qui a changé, ce
n’est pas la détermination des poètes palestiniens à défendre leur
terre, c’est la manière de le dire à partir de leurs histoires
personnelles, individuelles. C’est l’angle de vue réaliste qui est le
leur comme celui de nombreuses autres jeunes générations poétiques
actuelles de par le monde, et qui provient du constat de la fin des
idéologies, de la globalisation galopante et d’un sentiment aigu du
réel, sinon du désenchantement du monde. La dénonciation de l’oppression
se fait aujourd’hui à voix blanche.
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Mercredi 8 octobre 2008,

Le Fram a reçu le
romancier, essayiste et poète Alain Bertrand. Il s'est
entretenu avec Christian Libens.
Né à Gand en 1958,
Alain Bertrand passe son enfance et son adolescence à Bruxelles
et sur la Semois. Licencié agrégé en philologie romane, il est
professeur à l’Institut communal d’enseignement technique à Bastogne.
Il est l’auteur de plusieurs ouvrages sur Simenon ainsi que de nombreux
romans et essais.
Il
vient de publier On progresse. Dans ce plaisant
recueil,
l’auteur promène son regard acéré sur 48 objets de notre environnement ;
48 objets, pour le meilleur et, surtout, le pire... du barbecue au
cornet de frites en
passant par le portable et le string... Ses observations moulinées
par un esprit facétieux et une logique imparable sont livrées sous forme
de chroniques malicieuses, acerbes, aigres ou indulgentes selon les cas.
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Mercredi 1er octobre 2008,

Alain Berenboom s'est
entretenu avec Jeannine Paque de son parcours et de son actualité
éditoriale.
"Alain Berenboom
mène une drôle de vie : avocat spécialiste du droit d’auteur et de la
propriété intellectuelle, professeur de droit à l’ULB et administrateur
de la Cinémathèque royale de Belgique, il est aussi chroniqueur au
quotidien Le Soir. Comme il lui reste un peu de temps libre, il a
déjà écrit six romans impertinents, drôles et acides." (B. Pascuito)
Périls en ce Royaume vient de paraître chez B .
Pascuito (Paris, 2008). Un détective explore les fêlures de la Belgique
au temps de l’Affaire royale. La Belgique est sur le point d’exploser :
les francophones craignent la scission du pays, les flamands veulent
chasser le roi et instaurer une république indépendante. Mais, en
vérité, c’est au sortir de la guerre que la crise a commencé.
En 2007, il a reçu le Prix Félix Denayer pour l’ensemble de son œuvre.
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Mercredi 24 septembre 2008,

Karel Logist a invité le
romancier Luc Baba.
Né en 1970, Luc Baba
est l’auteur de 10 romans publiés chez Luce Wilquin, Labor et Averbode,
dont La cage aux cris (prix Pages d’or), Les écrivains
n’existent pas, Clandestins, et plus récemment, La petite
école Ste rouge. Luc Baba écrit également pour le théâtre et la
chanson.
Son 11ème roman, Tout le monde
me manque, vient de paraître chez Luce Wilquin.
Dans ce roman, John est un grand môme. Un monstre de solitude et
de manque. La métaphore des douleurs enfouies et de leurs effets :
cruauté, distance, dérives ou violences.
Tout le monde me manque a fait l'objet d'une adaptation théâtrale
sous forme d'un monologue mis en scène par Jean-François Warmoes et
interprété par Luc Baba lui-même ; les décors musicaux sont signés
Benoist.D. Un extrait a été proposé lors de cette
soirée. Pour en savoir plus sur le roman mais surtout ce spectacle et connaître les
dates de représentations, un site est disponible
ici.

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S a i s o n
2 0 0 7 - 2 0 0 8
Vendredi 13 juin 2008,
en
clôture de la saison 2007-2008, Le Fram a présenté le contenu du nouveau
numéro de sa revue semestrielle de littérature (numéro 18) en présence
d'une majorité des auteurs publiés.
Au sommaire de ce numéro, on
peut découvrir des textes de Daniel Chirom, Michael Curtis,
Francis Chenot, Yves Colley, Stéphane Lambert, Tom
Nisse, Françoise Roy, Abdennasser Sari, Annie
Schandeler, Robert Schaus, Alexandre Valassidis et
d'Antoine Wauters. Une brève biographie de chacun d'eux est
présentée en rubrique "auteurs".
   
   
A l'occasion de
cette soirée, Le Fram a également accueilli le collectif québecois Rhizome,
représenté par Dominique Garon et Simon Dumas
(à l'avant-plan sur
la photo du public).
Rhizome
est un organisme sans but lucratif de Québec, dont la création fut
motivée par le désir de présenter de façon novatrice la littérature sur
la place publique. Son mandat : celui de produire des spectacles
intégrant la littérature récitée par son auteur dans la pratique de
l'interdisciplinarité.
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Vendredi 30 mai 2008,
Le Fram a reçu trois poètes
flamands : Benno Barnard, Hilde Keteleer et Stefaan van
den Bremt. La soirée a été animée par Karel Logist.
Etait également présent Jean-Paul Barbe pour évoquer un projet éditorial
qu'il développe avec Hilde Keteleer.
Benno Barnard est né en 1954. Il est d'origine néerlandaise, mais
vit depuis longtemps en Belgique.
Il fait ses débuts avec le recueil de poèmes Een engel van Rossetti
(Un ange de Rossetti, 1981). Au cours des années 90, Barnard se tourne
de plus en plus vers l'écriture de textes pour le théâtre. Il a réécrit
des drames classiques d'auteurs comme John Dryden et Joost van de Vondel.
Sa propre pièce Stervelingen (Mortels, 2001) est écrite en vers
rimés. Outre des poèmes et des pièces de théâtre, Barnard écrit des
essais qui traitent essentiellement de la Belgique et de la place que
l'auteur occupe dans le monde, comme dans Uitgesteld paradijs
(Paradis reporté, 1987). Il est aussi fortement influencé par la
philosophie judaïque. La question de l'identité de l'Européen d'après la
Seconde Guerre Mondiale est le moteur principal de son œuvre.
Hilde Keteleer est née en 1955. Traductrice du français et de
l’allemand vers le néerlandais, elle est aussi journaliste et poète.
Rédactrice de la revue littéraire flamande Deus ex Machina. Elle a
traduit Rilke, Rimbaud et de nombreux poètes contemporains belges,
allemands et autrichiens. En 2001, elle a débuté comme poète chez de
Wereldbibliotheek, Amsterdam, avec le recueil Al wat winter is en
waar. Avec Caroline
Lamarche, elle a publié aux Editions Le Fram un volume bilingue de
poèmes croisés Entre-deux / Twee vrouwen van twee kanten,
Elle a aujourd’hui en projet un recueil en collaboration avec le poète
français Jean-Paul Barbe – chacun a écrit à l’occasion du décès,
pour la première, de son père, pour le second de son épouse. Ce recueil
englobe les publics néerlandais, français et francophones, donnant ainsi
un écho interculturel plus universel à cette initiative
transfrontalière.

Stefaan van den Bremt est né à Alost en 1941, vit à Bruxelles. Il
fait ses débuts en 1968 avec des poèmes appartenant au Nouveau Réalisme
et se distingue par un important engagement social.
Il s'affirmera progressivement comme le principal poète politique des
années 70. Il a écrit également des textes pour le théâtre et des
chansons.
À partir des années 80, son œuvre se fait intimiste et plus classique.
Dans les années 90, le travail sur le langage occupe une place de plus
en plus importante dans son œuvre. Ses poèmes, sur un plan plus général,
traitent de la condition humaine. Stefaan van den Bremt est également
connu pour ses traductions et pour sa promotion de la littérature
latino-américaine.
*********
Vendredi 16 mai 2008,
Alain
Absire s'est entretenu avec Jean Claude Bologne. Né à Liège
en 1956, Jean Claude Bologne a dirigé pendant cinq ans (1979-1984) la
revue littéraire bimestrielle, Ouvertures, qui l'a surtout ouvert
lui-même. Quand il s'est retrouvé dehors, il s'est fixé à Paris (1982).
Après avoir tâté de la critique littéraire à La Wallonie (1982 - 1993)
et dans quelques autres media, il est retourné à l'enseignement à dose
homéopathique et donne depuis 1993 des cours d'iconologie médiévale à
l'Institut supérieur des Carrières Artistiques, Paris.
L'essentiel de son activité reste consacré à l'écriture (une trentaine
de livres publiés). Il participe notamment aux activités de la Nouvelle
Fiction.
Signe particulier : des difficultés à parler de lui à la première
personne. Pourtant, il jure qu'il n'est pas un autre.
Il
vient de publier Le marchand d’anges (Grand Miroir, 2008).
Et vous, comment changeriez-vous le monde ? Jehan, sur le chantier des
cathédrales, taille la pierre de joie, la pierre de douleur. Mais
peut-il sculpter la pierre de vie ? Les enfants qui croient aux anges
les promènent comme des ballons, mais que se passerait-il s’ils venaient
à leur donner vie ? Les personnages de conte peuvent donner forme au
néant, mais ils ne le maîtrisent pas toujours. Les forces déchaînées
risquent de nous dépasser. Les créatures évoquées finissent par
s’incarner. Les martiennes nymphomanes affolent les confesseurs, les
momies dépecées réinvestissent d’autres corps, et le roi qui peut-être
n’a jamais existé règne plus sûrement dans tous les cœurs. La frontière
entre la réalité et le réel est vite franchie, et il n’y a pas de carte
routière pour se repérer au pays de l’imaginaire ! Certains osent
tourner la page et entrer de plain-pied dans la fiction ; d’autres
préfèrent prendre sans joie le dernier train pour le retour. Ils auront
au moins fait l’expérience de l’ailleurs. Ils sauront si, au-delà de la
vallée de larmes, le soleil existe... même s’il doit affoler et tuer le
caméléon qui tâcherait de reproduire sa couleur.
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Mercredi 7 mai 2008,
Le
Fram a invité Marc Pirlet à s'entretenir avec Michel Lambert.
Michel Lambert
est né à Aïcha (Congo belge) le 15 juin 1947. Il est le cofondateur et
organisateur du prix Renaissance de la nouvelle, prix franco-belge créé
en 1991 et destiné à promouvoir la nouvelle de langue française.
D’abord collaborateur pour de nombreux journaux (La Wallonie, Trend’s
Tendance, Télé-Moustique), il se lance ensuite dans l’écriture de
fictions. Parmi ses ouvrages les plus récents, on trouve La maison de
David, roman, Éd. du Rocher, 2003, Une touche de désastre,
nouvelles, Éd. du Rocher, 2006 (Prix de la Société des Gens de Lettres –
Grand Prix de la Nouvelle). Il vit à Ottignies, près de Bruxelles.

Son nouveau
recueil, Le Jour où le ciel a disparu vient de paraître aux
Editions du Rocher.
Dix nouvelles où les personnages ont tous vécu la disparition du ciel
puis sa renaissance. Dans un mélange de
gravité, d’espoir et de renoncement. De dignité et d’humanité. Un homme
aboie, un autre fustige les peintres préraphaélites, une femme bénit les
passants, trois amis éprouvent une peur irraisonnée… Soudain le
tragique, l’incongru, le cocasse se taisent pour laisser la parole aux
âmes, qui, enfin, se comprennent.
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Vendredi 25 avril 2008,
Laurent Demoulin, ULg, s'est
entretenu avec l'écrivain Stéphane Lambert.
Après un master en
langues et littératures romanes à l’Université Libre de Bruxelles,
Stéphane Lambert a animé des rencontres littéraires. Il a dirigé le
lancement d'une collection de livres de poche (Ancrage) et a
aussi été le co-fondateur du Grand Miroir, maison d’éditions née
en 2001.
Journaliste, il a écrit sur l'actualité littéraire, signe des portraits
de personnalités et présente l'agenda théâtral du magazine L'Eventail.
Il a reçu différentes bourses d'écriture et de résidence d'auteur (Rome,
Berlin), a été deux fois primé par l'Académie Royale de langue et
littérature françaises de Belgique, a été chargé de missions culturelles
(Burkina Faso, Canada). Il a enseigné à l'Université Charles de Prague.
En 2007, il a dirigé brièvement la Maison du Spectacle - La Bellone
à Bruxelles.
Il se partage entre la nécessité d'enracinement et le besoin d'être
ailleurs.
Stéphane Lambert a publié en 2007, Mes morts (Editions du
Grand Miroir), ainsi qu'un bookleg chez Maelström, Impacts des balles
à blanc. Le Fram publiera une de ses nouvelles dans le
prochain numéro de sa revue (n°18) en juin prochain.
A
propos de Mes morts, Daniel Arnaut écrivait dans le Carnet et les
Instants "Mes Morts" est un texte qui ne nous touche pas seulement
par ce qu'il dit, mais aussi et surtout par sa forme, faite de longues
phrases qui se déroulent et se recouvrent telles des vagues, revenant
sur les mêmes thèmes pour les enrichir de variations nouvelles, en une
sorte de litanie, de chant funèbre dont le caractère morbide est
transcendé par la beauté de l'écriture.
*********
Vendredi 18 avril 2008,
Le
Fram était l'invité de la Maison de la Poésie d'Amay. David
Giannoni, nouveau directeur de la Maison, aux côtés de Francis
Chenot, accueillait les fondateurs du Fram à l'occasion du dixième
anniversaire de notre revue.
Outre un échange sur
l'historique et sur les activités du Fram avec Serge Delaive, Marc
Lejeune et Karel Logist, des lectures ont complété le programme.
L'occasion a aussi été offerte de visiter la Maison de la Poésie, dont
l'ancien théâtre, qui mériterait sans doute une rénovation pour y
accueillir un espace dédié à la poésie ou la littérature en général !
*********
Mercredi 9 avril 2008,
Le Fram a invité Jeannine
Paque à s'entretenir avec Nicole Malinconi sur l'ensemble de son
oeuvre, mais aussi sur son récent récit Vous vous appelez Michelle
Martin, paru chez Denoël.
De
mère belge et de père italien, Nicole Malinconi a d’abord été
assistante sociale avant de se lancer dans l’écriture. Elle a notamment
travaillé à la Maternité provinciale de Namur où elle a collaboré avec
le docteur Willy Peers, médecin engagé dans le combat des femmes pour le
droit à l'interruption de grossesse. C'est cet environnement qui
la poussera à écrire Hôpital silence, où l'influence de
Marguerite Duras se fait particulièrement sentir. Cette dernière
publiera un article à la suite de la parution de ce livre, en 1985, aux
Editions de Minuit.
Nous deux, récit sur la relation mère-fille a remporté le Prix
Rossel en 1993. Trois ans auparavant, elle faisait face au décès de sa
mère. Plusieurs ouvrages ont été publiés par l’auteure mais aussi des
textes brefs, souvent accompagnés de dessins ou lithographies. Nicole
Malinconi construit une oeuvre qui ne cesse d'interroger le réel dans
toutes ses dimensions, à travers des récits à l'écriture concise, sobre
et éminemment juste.
Elle vient
de publier Vous vous appelez Michelle Martin (Editions Denoël,
2008), récit d’une rencontre dans le parloir de la prison de Namur.
Ouvrage courageux, controversé ! "Vous vous appelez Michelle Martin
s'inscrit dans la continuité d'une oeuvre exigeante, dérangeante en ce
qu'elle bouscule les non-dits, les préjugés, et oblige à s'interroger
sur la part d'humanité et d'inhumanité que chacun porte en soi. Un
questionnement qui parcourt ce récit-quête, ce récit-combat entre un
écrivain qui traque, à travers les mots, la vérité d'un être, et
Michelle Martin, ex-épouse de Marc Dutroux, condamnée en 2004 à trente
ans de prison pour séquestration et tortures" (Christine Rousseau,
Le Monde, 1er février 2008).
*********
Vendredi 28 mars 2008,
Bruno Kartheuser a
donné une conférence intitulée "Les pendaisons de Tulle - De St-Vith
à Tulle en Corrèze : L’apogée criminelle d’un apprenti-pharmacien".
Depuis 1997, l’auteur
enquête sur le drame de Tulle en Corrèze, où le 9 juin 1944, les SS
pendirent 99 otages civils et en envoyèrent quelque 300 dans les camps
de la mort. Les résultats de cette recherche sont réunis dans 4 livres
qui sont la reconstitution minutieuse, entreprise pour la première fois
dans cette dimension, d’un crime de guerre resté impuni.
Les recherches
de Bruno Kartheuser sont rapportées dans quatre volumes publiés aux
Editions Krautgarten.
Le quatrième tome
Le drame de Tulle – Crime sans châtiment sortira bientôt de presse.

*********
Vendredi 21 mars 2008,
Le Fram, toujours dans le cadre de son dixième anniversaire, a édité
deux nouveaux livres. Véronique Janzyk et Antonio Moyano
en sont les auteurs. Ils ont échangé leurs impressions au sujet de ces
livres, ont évoqué leur parcours littéraire et leur passion pour la
lecture.
Le livre de Véronique Janzyk,
La Maison,
c'est deux cents moments, brefs ou inscrits dans la durée. Ils ponctuent
un déménagement, un emménagement et enfin la rénovation d'une maison.
Parce qu'un jour, le besoin de rénover la maison où l'on s'installe se
fait sentir, s'impose... Rénover dedans, rénover aussi ce qui se donne à
voir. Rénover par nécessité. Rénover par défi. Dans l'aventure, il faut
compter avec les défauts, les imprévus, la matière qui se rebiffe. Il
faut composer aussi avec d'autres irréductibles : ces travailleurs qui
mettent leurs compétences dans un plateau de la balance et leur grain de
sel dans l'autre. Et puis, « La Maison » ne serait rien sans les autres
maisons, sans les voisins et sans, même, le regard tourné vers ceux qui
sont dépourvus d'un toit. De la légèreté, un souci cocasse du concret et
un brin de métaphysique dans la facture de ce deuxième livre de
Véronique Janzyk, qui pose au passage quelques questions sur la
propriété et le « chez-soi ». On a cru, ici, améliorer le bâti. On se
retrouve à tout reprendre à zéro. On redécouvre le ciel, la poussière et
l'eau. On a cru avoir besoin d'une maison, quand on était à la recherche
d'une clé. Reste à voir si on l'a trouvée.
Antonio Moyano
nous livre
Château en bord de
Meuse et autres poèmes. Un Moyano qui parle, un
Moyano qui dessine, sont-ils frères ennemis ? Disons pour aller vite, de
façon naïve brutale : l'un est réaliste, l'autre surréaliste. Ou mieux
encore : l'un parle, l'autre se tait. C'est pourquoi le premier,
obéissant presque à une loi intérieure, vérifie le monde à l'aune de
l'autobiographie, seule et unique richesse du pauvre. Est-il simplet ?
Sa vie est-elle banale et plate ? Antonio Moyano nous livre dans ce
recueil à la fois lyrique et prosaïque, des moments de sa vie sous forme
de poèmes. Il narre son quotidien, son travail, ses souvenirs d'enfance,
la drague à Bruxelles et ailleurs. L'humour n'est jamais absent de ces
tableaux hauts en couleur… On se coule dans ces textes aussi facilement
que dans une prose narrative.
Une soirée d'anniversaire qui
voulait également rendre
hommage à Hugo Claus décédé ce 19 mars, à Anvers.
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Mercredi 5 mars
2008,
Christine Aventin a
présenté l'écrivain français Christophe Léon à l'occasion de deux
actualités éditoriales publiées aux Editions Le Somnambule Equivoque.
Après
des études artistiques tronquées qui le conduisent vers une carrière
ratée de joueur professionnel de tennis, Christophe Léon passe de
nombreuses années à douter. De lui — ce qui n’est pas un grand mal —,
mais aussi de la société — ce dont elle n’a cure. Un temps engagé dans
le monde professionnel, il se décide à vivre pauvrement dans le luxe :
l’écriture. Il vient de publier Beaux-Arts et Ecoloco, une
alter-friction. Si le premier est un roman qui ressemble à un
théâtre de l’absurde, le second traite de l’environnement de manière
satirique, impertinente et subversive.
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Jeudi 28 février
2008,
Franz Bartelt a
dialogué avec Eva Kavian de leur parcours littéraire et ont aussi
évoqué leurs
actualités éditoriales. Une large place a été laissée aux
lectures.
Né en
1949, Franz Bartelt vit dans les Ardennes, la région d'Arthur Rimbaud. A
partir de 1985, il fait de l'écriture son unique moyen de subsistance
avec de la poésie, des nouvelles, du théâtre et des feuilletons. Dès
1995, il connaît la consécration avec la publication de ses romans, tous
applaudis par la critique et certains sélectionnés pour les prix
littéraires, dont le Goncourt pour Les Fiancés du paradis. En
2006, il a obtenu la bourse Goncourt de la nouvelle pour Le bar des
habitudes. Il vient de publier Pleut-il ? chez Gallimard.
Née en 1964, Eva Kavian anime des ateliers d'écriture depuis 1985. Elle
a fondé l'association Aganippé, au sein de laquelle elle anime des
ateliers d'écriture, des formations pour animateurs, et organise des
rencontres littéraires. Parmi ses plus récents livres, on trouve Le
rôle de Bart (2005) pour lequel elle a obtenu le Prix Marcel Thiry
2006. Chez Mijade, vient de paraître son tout nouveau roman La
dernière licorne.
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Vendredi 22 février
2008,
Le Fram a reçu le
grammairien André Goosse. Il s'est entretenu avec Christian Libens.
Né à
Liège le 16 avril 1926, André Goosse passe son enfance dans les
Ardennes. Il entame, en 1945, des études de philologie romane à
l'Université catholique de Louvain.
En 1956, son université le rappelle. Nommé chargé de cours en 1961, il
est promu professeur ordinaire en 1967. Goosse est appelé à devenir,
très jeune, membre de la Commission royale de toponymie et de
dialectologie, puis de la Société de langue et de littérature wallonnes
et de la Commission royale d'histoire. L'Académie s'ouvre à lui le 9
octobre 1976.
Gendre de Grevisse, Goosse se trouve vite associé aux travaux de
celui-ci avant d'être désigné comme son successeur. On sait
l'extraordinaire carrière du Bon usage !
André Goosse écrit sur le langage avec une délectation évidente, et il
sait communiquer ce plaisir à ses lecteurs.
Il a été secrétaire perpétuel de l'Académie de Langue et de Littérature
françaises de 1996 à 2001.
Un
"Bon usage" qui a attiré un grand nombre de personnes !
Qui
ne connaît cet ouvrage de référence ? ...
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Mercredi 13 février
2008,
Gérald Purnelle a
accueilli Liliane Wouters et s'est entretenu avec elle de son parcours
littéraire depuis la parution de son premier recueil La marche forcée
(1954) jusqu'à son récent récit, Paysage flamand avec nonnes (2007,
Gallimard), dans lequel elle évoque ses années de formation passées dans
une école normale en Flandres.
Selon Gérald Purnelle, sous l'apparente sobriété de son expression toujours rationnelle et
contrôlée, la poésie de Liliane Wouters peut conjuguer les obsessions les plus
lucides - la conscience de la condition mortelle de l'homme - et les
sentiments les plus ardents - la blessure amoureuse. Ample ou heurtée,
mais aussi sensuelle ou familière, sa voix fait d'elle un poète majeur.
Liliane Wouters écrit également du théâtre, elle est traductrice et
développe un goût certain pour l’élaboration d’anthologies.
Née en 1930, elle a été élue membre de l'Académie royale de langue et de
littérature françaises de Belgique en 1985.
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Mercredi 30 janvier
2008,
Marie-Paule Henry,
anthropologue, a présenté et animé une rencontre autour de Jacques
Sojcher et de son oeuvre.
Romancier, poète et philosophe né en 1939, de père slovaque et de mère
polonaise, Jacques Sojcher a enseigné à l’Université libre de Bruxelles.
Il est le directeur de la Revue de l'Université de Bruxelles, Ah !.
Auteur de nombreux ouvrages, on peut dire sans se tromper ni réduire le
niveau de sa pensée qu'il est un philosophe accessible au grand public
et que tout le monde (ou
presque) peut le lire. Sa thèse sur l'oubli chez Pascal et Nietzsche en 1975 le
définit bien. Son origine juive (et l'absence du père) sont des thèmes
souvent présents dans son œuvre. Il est, en ce moment, commissaire de
l’Exposition "Kaliski" au Musée Juif de Belgique.
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Vendredi 18 janvier
2008,

Le Fram a dévoilé
le contenu du numéro 17 de sa Revue semestrielle de littérature à
l'occasion d'une soirée festive. Celle-ci évoquait également le
fait que 2008 signe le dixième anniversaire de l'asbl Le Fram.
Au
sommaire de ce numéro, nous avons découvert des textes inédits de Serge
Brédart*, Óscar Curieses, Pierre Gilman*, Miklavz Komelj, Frances Novali,
Schirin Nowrousian*, Anne Penders, Hubert Ripoll*, Guillaume Rodien, André
Romus*, Stéphane Sauvage, Fernand Sikivie et Bruno Tomera.
Illustration de couverture : Georg Glaser.

Face
à public nombreux, plusieurs auteurs* étaient présents pour mettre en voix leurs textes.
Alexis Alvarez Barbosa (pour ses traductions d'O. Curieses), Serge
Delaive, Marc Lejeune, Karel Logist et Gérald Purnelle ont donné lecture
de textes de quelques auteurs absents.
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Mercredi 12
décembre 2007,
Le
Fram a reçu Daniel Fano qui, initialement, devait s'entretenir
avec Francis Dannemark, excusé. Karel Logist a assuré l'animation
de la rencontre.
Daniel Fano, né en 1947, a vécu en Allemagne et en France, avant de
s'installer à Bruxelles en 1971. Journaliste, conférencier, biographe
d'entreprise, il est révélé par l'anthologie La Nouvelle Poésie
française de Bernard Delvaille (1974).
En dépit de la rareté de ses publications, qui s'inscrivent dans la
ligne de Desnos, Prévert, Soupault et du groupe pop anglais The Kinks,
il occupe une place de choix parmi les poètes contemporains.
Daniel Fano vient de publier Henri Vernes & Bob Morane, une double
vie d'aventures, biographie (Le Castor Astral, coll. " Escales des
lettres ", novembre 2007).

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Mercredi 28
novembre 2007,

Le Fram a organisé
sa première conférence en neuroscience cognitive en invitant Steven
Laureys.
Steven Laureys
dirige le Coma Science Group de l'Université de Liège. Il a donné
une communication sur "Les frontières de la conscience".
La rencontre était
présentée et animée par Serge Brédart, responsable du Service de Psychologie
Cognitive de la même université.
Plusieurs états indiquent une perte de conscience : le sommeil,
l’évanouissement, l’anesthésie, le coma. L’étude de l’état végétatif, un
éveil sans conscience, souligne combien les limites de la conscience
sont incertaines, mais aussi combien il est urgent de les explorer.
Steven Laureys nous a indiqué les travaux les plus récents sur la
question. Plusieurs illustrations ont été fournies sur base de cas de
patients célèbres dans la littérature mais surtout à partir des recherches
dont celles qu'il a
menées avec ses collègues. Une de celles-ci, publiée dans la prestigieuse revue
Science, l'a placé parmi les experts mondiaux de la conscience.
Excellent vulgarisateur, Steven Laureys a attiré un
public très nombreux et enthousiaste.
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Mercredi 14 novembre
2007,
dans
le cadre des "Belles Etrangères" - initiative du Centre National du
Livre, en France - consacrées à la littérature libanaise, Le Fram, en
collaboration avec le Service de la Promotion des Lettres, a reçu les
écrivains Alawiya Sobh et Elias Khoury.
Né en
1948, animateur du mouvement de la gauche démocratique avec ses amis
Samir Kassir et Gibrane Tuéni, assassinés depuis, Elias Khoury
dirige depuis des années le supplément culturel du quotidien An Nahar
dont il a fait la tribune de l’opposition libanaise. Critique
littéraire, essayiste et chroniqueur, il est l'auteur de huit romans-
traduits et publiés chez Actes Sud - qui l'ont placé parmi les meilleurs
écrivains arabes. Son dernier roman, Comme si elle dormait, traduit par Rania Samara, est sorti en septembre 2007 aux éditions Actes Sud.
Alawiya Sobh est née en 1955 à Beyrouth. Au-delà de son souffle
épique et iconoclaste, son œuvre s’impose comme l’une des plus
singulières dans le paysage littéraire libanais. Après avoir tenté de
réinventer un érotisme au féminin, car tout érotisme est selon elle une
affaire de mâle, elle s’assigne cette aventure prométhéenne : arracher
le feu de la langue arabe des mains de l’homme pour la rendre enfin aux
femmes. Son dernier roman, Maryam ou le passé décomposé, traduit par Jalibi Wellnitz et Rachida Tamahi Haidoux, a paru aux éditions
Gallimard, en octobre 2007.

La
soirée a été présentée et animée par Frédéric Bauden (ULg), assisté par
le traducteur Bruno Herin (ULB). Etaient présents pour l'occasion,
Martine Grelle du CNL (Paris) et Jean-Luc Outers du
Service de la Promotion des Lettres à la Communauté française.
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Mercredi 7 novembre
2007,
Alain
Lallemand, grand reporter, s'est entretenu avec la journaliste
Jocelyne Leroy.
Alain Lallemand travaille pour le service international du journal
Le Soir. Il a accompli des reportages en Irak, en Afghanistan, en
Colombie et au Liberia.
Spécialiste du crime organisé et des stupéfiants, il a publié L’Organizatsiya,
la mafia russe à l’assaut du monde, (Calmann-Levy), et en Belgique,
un best seller : Le cannabis expliqué aux parents (Luc Pire).Aux
Editions Luce Wilquin, il a publié N’oubliez pas le guide et plus
récemment La femme héroïne, un "romanquête" où affleure toute la
passion amoureuse d'Alain Lallemand pour l'Afghanistan.

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Du 17 au 21 octobre
2007,
Le Fram a organisé trois rencontres dans le cadre
de la 17ème édition de la Fureur de Lire.
Ont été mis à
l'honneur, l'écrivain engagé Jean Louvet, le dramaturge Paul
Willems et le poète et plasticien germanophone Robert Schaus.
Le mercredi 17,
dans une ambiance particulièrement chaleureuse, nous avons assisté à un entretien croisé entre Jean Louvet,
Nancy Delhalle, auteure du récent ouvrage « Vers un théâtre politique »
(2007, Le Cri Ed.) dont Louvet est la figure de proue, et Jacques
Dubois, co-auteur du « Manifeste pour la Culture Wallonne » et
sociologue de la littérature (ULg).
Né en
1934, Jean Louvet commence sa carrière littéraire dès le début
des années ’60. Le Théâtre Prolétarien présente très vite ses premiers
écrits. Le théâtre de Jean Louvet s’inscrit dans l’histoire, la
vie et l’intériorité des êtres. Depuis 1980, il est l’animateur du
Studio-Théâtre à La Louvière. Jean Louvet est un écrivain
engagé. En 1983, il est coauteur et promoteur du Manifeste pour la
culture wallonne (révisé en 2003). En 1990, il a obtenu le Prix
André Praga pour l'ensemble de son œuvre et, en 2002, celui du Wallon de
l'année.
Le vendredi 19, en
collaboration avec Indications, Le Fram a rendu un hommage à Paul
Willems à l'occasion du dixième anniversaire de sa disparition.

Cet hommage à Paul Willems, auteur de nombreuses pièces de
théâtre, ex-directeur des Beaux-Arts, fondateur d’Europalia, académicien,
a fait l'objet d'un numéro spécial de la revue "Indications" comprenant
une pièce inédite de Paul Willems (Plus de danger pour Berto),
ainsi que divers témoignages.
Frédéric Dussenne,
en compagnie de jeunes comédiens (Janie Folet, Simon Gautiez, Vincent
Hennebicq, Marion Hutereau et Julie Leyder), nous a convié à un
spectacle reprenant des extraits de diverses oeuvres de Paul Willems. La lecture de En l'an 2000 le théâtre sera un
épanchement du rêve dans la réalité (extrait de Vers le théâtre)
a clôturé cette très belle soirée.
Le dimanche 21, le
public a pu découvrir la poésie et quelques sculptures de Robert
Schaus autour d'un repas convivial. Karel Logist a mené cet
entretien croisé pendant lequel a été évoqué son prochain recueil Le
sens de la visite (Ed. La différence, Paris).
Né en
1939, Robert Schaus a enseigné les langues germaniques dans
diverses villes. Il a publié un grand nombre de textes en langue
française et allemande dans des revues et anthologies. Il a participé à
de nombreuses lectures publiques en Belgique, Allemagne et Luxembourg.
Il a aussi été très actif au sein de la revue Krautgarten.

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Vendredi 28
septembre
2007,
Charlyne Audin a
donné une conférence intitulée "André Baillon, écrivain en
porte-à-faux".
"J’ai
vingt-cinq ans, je ne suis pas beau." C’est en ces termes que le
personnage masculin d’Histoire d’une Marie, répond à la petite
annonce que l’héroïne du roman a fait passer dans un journal,
afin de
"rencontrer [un] Monsieur pour se promener le dimanche.". Humilité
radicale, honnêteté proche de la flagellation ? Curieuse façon, en tout
cas, de se présenter dans l’espoir d’une élection… Le narrateur du
Perce-oreille du Luxembourg, ne semble guère avoir plus d’assurance
lorsqu’il entame son récit par cet aveu retentissant : « Mon nom :
Marcel. Je ne m’aime pas. ».

Au
gré d’extraits choisis et commentés, Charlyne Audin a souligné la
singularité stylistique d’André Baillon, écrivain majeur des
lettres francophones de Belgique.
Archives des rencontres
littéraires Le Fram
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ARCHIVES
2006 - 2007 : Le Fram a accueilli Issa Aït Belize,
Christine Aventin, Jan Baetens, Guy Delhasse,
Jacques Dubois, Nathalie Gassel, Eva Kavian,
Caroline Lamarche, Georges Linze, Jae Mae Kân,
Guy Marchamps, Jacques Mercier, Rossano Rosi,
Lucienne Strivay, Georges Thinès, Vincent
Tholomé et Françoise Wuilmart. Le Fram a également
été invité en divers lieu et a présenté les auteurs publiés dans
sa revue semestrielle de littérature.
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ARCHIVES
2005 - 2006 : Le Fram a accueilli Daniel Arnaut,
Cécilia Burtica, Roland Counard, Etienne
Ethaire, Rose-Marie François, Bernard Gheur,
Marc Imberechts, Jacques Izoard, Ariane Le Fort,
Joseph Orban, Gisèle Prassinos, Olivier
Rougerie, Frédéric Saenen, André Stas et René
Swennen. Le Fram a également présenté un programme
dans le cadre de la Fureur de Lire 2005.
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